24 Jan 2019

Récits de voyageurs

Pourquoi voyager c’est se sentir vivant?

Cet article participe à l’événement interblogueurs « Pourquoi voyager c’est se sentir vivant » organisé par le blog Grainedevagabonds dont j’apprécie particulièrement l’article « Voyager en famille : Nomade digital avec des enfants ».

Quand Grainedevagabonds a évoqué cet échange interblogueurs, Elodie et moi (Charlotte) avons de suite adoré l’idée ! Déjà, car cette initiative permet de s’entraider entre bloggeurs et entrepreneurs, et ensuite car le sujet nous a immédiatement parlé. Et pour cause : Globethik - notre plateforme internet de ventes d’activités touristiques durables - est née de notre passion commune pour les voyages. C’est dire à quel point ils nous font vibrer !

Voyage quand tu nous tiens

Si je devais parler en mon propre nom – nous sommes deux fondatrices, mais une seule à écrire ce papier – je dirai que les voyages ne me font pas sentir vivante, mais le sont, tout simplement. Le voyage évoque de nouvelles couleurs, de nouvelles senteurs, un autre dialecte, des croyances… Se déplacer dans l’espace, parmi des cultures différentes, engendre une expérience significative. Il demeure également une forme d’évasion, d’échappatoire. Le voyage nous sort de notre zone de confort, d’un quotidien routinier. Il nous permet de découvrir aussi d’autres réalités : sociales, politiques et environnementales.

L’un de mes souvenirs les plus marquants reste sans aucun doute la découverte de l’Asie du Sud-Est en 2015, où je suis partie seule pendant six mois. Jamais, je n’avais ressenti un tel bouillon d’émotions : un sentiment de liberté au début du voyage en Thaïlande, de zénitude au Vietnam et au Laos, de bonheur au Népal, d’extase au Japon et enfin de nostalgie en Indonésie. J’avais la sensation de pouvoir tout conquérir ! C’était tellement grisant. Chaque nouveau jour me rendait un peu plus euphorique. Une intensité qui est d’autant plus exacerbée quand on voyage seule.

Les rencontres

Mais de tous les bénéfices que nous apportent les voyages, le plus important reste à mon sens les rencontres avec les autres voyageurs et les populations locales. Quoi de plus fort que l’échange, les relations humaines ? Que ce soit tant au niveau de ce que l’on apprend (l’ouverture d’esprit, la tolérance, la bienveillance…) que des expériences vécues.

Je me souviens de ce serveur d’un petit hôtel familial sur l’île de Flores en Indonésie qui a accepté gratuitement de se porter garant pour moi afin que je puisse renouveler mon visa.

Je me souviens de cette cuisinière d’un restaurant à Kyoto qui nous a offert 4 bouteilles du meilleur saké de la région à la fin du dîner car elle avait adoré ce moment avec nous.

Je me souviens de ce gentil vietnamien qui m’a emmené gratuitement en moto jusqu’à Hoi An car il n’y avait plus de bus depuis Danang.

Je me souviens de cette soirée passée chez des laotiens qui nous ont invité à fêter avec eux le nouvel an pour ne pas que nous restions seuls, ou de ces prêtres qui nous ont laissé dormir dans un temple car les hôtels et auberges de la ville affichaient complet.

Des rencontres comme celles-ci, il y en a pleins. Elles m’ont ouvert les yeux sur l’autre, fait vibrer, prendre du recul, rire, pleurer… me sentir vivante en fait !

 

Charlotte.